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Règlements relatifs aux dix jours de Dhû al-Hijja

Imad 17 mai 2026 8 min de lecture
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de abd el waahid el hanbali

Règlements relatifs aux dix jours de Dhû al-Hijja

C’est important, ne te laisse pas décourager par sa longueur :

1. Il est recommandé de prononcer le Takbîr absolu (c’est-à-dire non lié aux fins des prières obligatoires) lors des deux Aïd. Ibn ʿUmar (qu’Allah soit satisfait de lui et de son père) prononçait le Takbîr lors des deux Aïd.

2. Il est recommandé de manifester le Takbîr absolu dans les mosquées, les maisons et les rues, que l’on soit résident ou en voyage, dans tout endroit où il est permis de mentionner Allah le Très-Haut.
Il est recommandé de le faire à voix haute (sauf pour la femme) pour toute personne en âge de prier, parmi les habitants des villages et des villes, en raison de la généralité de la parole d’Allah :
« …afin que vous complétiez le nombre [des jours] et que vous glorifiiez Allah pour ce qu’Il vous a guidés ».

3. Le Takbîr absolu est particulièrement recommandé à partir du début des deux nuits des Aïd, c’est-à-dire dès le coucher du soleil de la veille.
Il commence dès le début des dix jours de Dhû al-Hijja. Al-Bukhârî a rapporté qu’Ibn ʿUmar et Abû Hurayra sortaient au marché pendant ces dix jours en prononçant le Takbîr, et les gens les suivaient dans le Takbîr. Il se poursuit jusqu’à la fin du sermon du jour du Sacrifice (an-Nahr).

Il est également particulièrement recommandé lors de la sortie pour les deux Aïd, jusqu’à la fin du sermon. Une fois le sermon terminé, on arrête le Takbîr absolu, car son temps est écoulé.

4. Le Takbîr restreint (après les prières) n’est recommandé que lors de l’Aïd al-Adhâ. On commence après la prière de l’aube du jour de ʿArafa si l’on n’est pas en état d’ihrâm. On demanda à l’imam Ahmad : « Sur quel hadith vous basez-vous ? » Il répondit : « Sur le consensus de ʿUmar, ʿAlî, Ibn ʿAbbâs et Ibn Masʿûd (qu’Allah soit satisfait d’eux). »

Celui qui est en état d’ihrâm commence après la prière de midi du jour du Sacrifice, car il est auparavant occupé par la Talbiya. Le Takbîr continue jusqu’à l’après-midi du dernier jour des jours de Tashrîq, que l’on soit en ihrâm ou non.
Ainsi, le Takbîr de celui qui n’est pas en ihrâm suit 23 prières obligatoires, et celui de l’homme en ihrâm en suit 17.

5. Le Takbîr se fait après chaque prière obligatoire accomplie en congrégation. On le place avant la demande de pardon et les formules « Allâhumma anta as-Salâm… » etc.

Le masbûq (celui qui a raté une partie de la prière) prononce le Takbîr après avoir complété ce qu’il a manqué et après son salut, car le Takbîr est un dhikr recommandé ; il ne doit pas l’abandonner comme les autres évocations.

On ne fait pas le Takbîr après une prière surérogatoire, ni après une prière obligatoire accomplie seul. Ibn Masʿûd a dit : « Le Takbîr n’est que pour celui qui prie en congrégation. »

6. La femme est comme l’homme : elle prononce le Takbîr après les prières obligatoires en congrégation, même si elle n’est pas avec les hommes, mais sans élever la voix.

L’imam prononce le Takbîr en se tournant vers les fidèles : il se tourne vers eux puis fait le Takbîr.

7. Celui qui oublie le Takbîr le rattrape (même après avoir parlé) à sa place. S’il s’est levé ou est parti, il revient s’asseoir puis prononce le Takbîr, car le faire assis à sa place de prière est une sunna qu’il ne faut pas délaisser quand c’est possible.
S’il le rattrape en marchant, il n’y a pas de mal, tant qu’il n’est pas sorti de la mosquée. S’il sort ou s’il y a un long intervalle, il ne le rattrape plus.

8. On ne fait pas le Takbîr après la prière de l’Aïd al-Adhâ ni après celle de l’Aïd al-Fitr, car la tradition ne concerne que les prières obligatoires.

9. La formule du Takbîr (en nombre pair) est :
« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, lâ ilâha illa Allâh, wa Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, wa lillâhi al-hamd. »

C’est ce qu’a dit ʿAlî (qu’Allah l’agrée), et Ibn al-Mundhir l’a rapporté de ʿUmar. L’imam Ahmad a dit : « Mon choix est le Takbîr d’Ibn Masʿûd », et il en a mentionné un semblable. An-Nakhaʿî a dit : « Ils faisaient le Takbîr ainsi. »

Si l’on utilise une autre formule, il n’y a pas de mal.
Une seule fois suffit. En ajouter davantage n’est pas un problème. Le répéter trois fois est bien, par analogie avec la demande de pardon après la prière et avec « Subḥâna al-Malik al-Quddûs » après le Witr.

10. Il n’y a pas de mal à se souhaiter mutuellement les formules courantes, comme :
« Taqabbala Allâhu minnâ wa minkum » (Qu’Allah accepte de nous et de vous), ou autre.

11. Il est recommandé de redoubler d’efforts dans les bonnes œuvres pendant les dix jours de Dhû al-Hijja : dhikr, jeûne, aumône et toutes les bonnes actions, car ce sont les meilleurs jours.
Le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de jours où les bonnes œuvres sont plus aimées d’Allah que ces jours-ci », c’est-à-dire les dix jours de Dhû al-Hijja. (Rapporté par al-Bukhârî)

12. Le sacrifice (al-Uḍḥiya) est une sunna fortement recommandée. Il est déconseillé de l’abandonner pour celui qui en a les moyens.
Elle n’est valable que parmi les bestiaux : chameaux, bovins (y compris le buffle) et ovins (moutons et chèvres), mâles ou femelles.
Le sacrifice fait partie des plus grandes adorations de ces jours et est meilleur que de donner son prix en aumône.

13. La bête doit avoir atteint l’âge légal :

14. Le temps du sacrifice commence après la première prière de l’Aïd dans la localité (et il est préférable après le sermon).
Il dure le reste du jour de l’Aïd et les deux jours suivants. Il n’est pas valable le quatrième jour (troisième jour de Tashrîq).
Il est valable de jour comme de nuit, mais il est déconseillé de le faire la nuit.

15. Une seule brebis suffit pour un homme et sa famille.
Un chameau ou un bovin suffit pour sept personnes ou moins.

16. Il est recommandé de partager la viande en trois parts : une pour soi, une à offrir en cadeau, et une en aumône. Il n’y a pas de mal à faire autrement.
Même si l’on donne toute la viande en aumône (comme celui qui sacrifie hors de son pays), cela suffit. Mais celui qui la mange toute commet un péché.
Il faut obligatoirement donner en aumône au moins une petite quantité de viande (environ une once, soit ± 120 grammes).

17. Il faut obligatoirement transférer la propriété de la viande au pauvre : on la lui donne crue. Il n’est pas valable de la cuire et d’inviter le pauvre à manger chez soi.

18. Parmi les particularités de l’école hanbalite : il est interdit à celui qui sacrifie et à celui pour qui on sacrifie de se couper les cheveux du corps ou les ongles une fois entrés les dix jours.
Certains disent que c’est seulement déconseillé (c’est l’avis des malikites et des shâfiʿites, et de certains hanbalites).
D’autres disent qu’il n’y a ni interdiction ni déconseillement (avis des hanafites).

Il n’y a pas de blâme dans les questions où les savants divergent.


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