Ô malheureux ! Si tu voyais l’inquiétude des repentants, l’agitation des craintifs face à l’effroi de la Menace… Ils ont placé la fraîcheur de leurs yeux dans la prière, l’aumône et le renoncement.
Quant aux gens de la privation, ils ont gaspillé leur jeunesse dans l’insouciance, et leur vieillesse dans la cupidité et les longs espoirs.
Ni de ta jeunesse tu n’as tiré profit, ni à l’heure des cheveux blancs tu n’es revenu (à Allah)… Hélas, quelle perte que cette jeunesse et cette vieillesse !
🔸 Si tu les voyais, entre prosterné et incliné, humbles, effacés, modestes, le regard baissé par la crainte, pleins de recueillement… Et lorsque la nuit tombe, l’affligé soupire de ferveur
: {Leurs flancs se détachent de leurs couches}. ( SOURATE 32 )
— Ibn al-Jawzī, Baḥr al-Dumūʿ (L’Océan des larmes), al-Tabṣira.