Ibn Taymiyya n’a-t-il pas lui-même dit : « Je ne dis que ce qu’ont dit les premiers prédécesseurs parmi les émigrés (muhajirûn) et les auxiliaires (ansâr) » ?
Al-Sha‘bî n’a-t-il pas dit : « Ce qu’on te rapporte des Compagnons, prends-le ; et ce qu’on te rapporte d’autres qu’eux, jette-le au fumier » ?
‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz n’a-t-il pas dit : « Tiens-toi là où se sont arrêtés les premiers, dis comme ils ont dit, et tais-toi sur ce dont ils se sont tus, car ils se sont arrêtés en connaissance de cause, ils se sont retenus avec clairvoyance, et ils étaient plus capables que toi de dévoiler les choses » ?
Al-Awzâ‘î n’a-t-il pas dit : « Fais preuve de patience sur la Sunna, arrête-toi où se sont arrêtés les anciens, suis la voie de tes pieux prédécesseurs, car ce qui leur a suffi te suffira. Dis ce qu’ils ont dit, abstiens-toi de ce dont ils se sont abstenus. Si cela avait été un bien, vous n’auriez pas été favorisés par cela à leur exclusion, car ils n’ont rien négligé de bon pour le réserver à d’autres qu’eux en raison d’un mérite que vous auriez sur eux » ?
Et qui sont-ils ?
Al-Awzâ‘î n’a-t-il pas dit : « Ce sont les Compagnons du Messager de D’Allah – que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui – ceux qu’Il a choisis pour lui, et parmi lesquels Il l’a envoyé, et qu’Il a décrits ainsi :
{Muhammad est le Messager de Dieu, et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, compatissants entre eux} [Sourate al-Fath : 29] » ?
Ibrâhîm al-Nakha‘î n’a-t-il pas dit : « Si j’avais appris que les Compagnons, concernant les ablutions, ne dépassaient pas le bout de l’ongle, je ne l’aurais pas dépassé non plus ; et c’est déjà un grand péché pour des gens que leurs actes contredisent ceux des Compagnons de leur Prophète » ?
Sa‘îd ibn Jubayr n’a-t-il pas dit : « Ce que les gens de Badr n’ont pas connu ne fait pas partie de la religion » ?
Mâlik ibn Anas n’a-t-il pas dit : « Rien ne réformera la dernière partie de cette communauté sauf ce qui a réformé la première ; ce qui n’était pas religion à cette époque ne saurait l’être aujourd’hui » ?
Ahmad ibn Hanbal n’a-t-il pas dit : « Le suivi (ittibâ‘), c’est de suivre le Messager de ALLAH – paix sur lui – et ses Compagnons – que ALLAH les agrée – ; quant aux générations suivantes, tu es libre d’y choisir » ?
Le Prophète – paix et bénédiction sur lui – n’a-t-il pas dit à propos du groupe sauvé : « Ceux qui sont sur ce sur quoi je suis, moi et mes Compagnons » ?
Ibn ‘Abbâs n’a-t-il pas dit à propos du verset {S’ils croient à ce à quoi vous avez cru, ils sont alors bien guidés} [al-Baqara : 137] : « C’est-à-dire : à ce à quoi les Compagnons ont cru » ?
Ibn Mas‘ûd – que Dieu l’agrée – n’a-t-il pas dit : « allah a regardé dans les cœurs des serviteurs après celui de Muhammad, et Il a trouvé que les cœurs de ses Compagnons étaient les meilleurs, alors Il les a choisis pour la compagnie de Son Prophète et le soutien de Sa religion » ?
Hudhayfa ibn al-Yamân – que Dieu l’agrée – n’a-t-il pas dit : « Toute adoration que les Compagnons de Muhammad – que Dieu l’agrée – n’ont pas pratiquée, ne la pratiquez pas ; car les premiers n’ont rien laissé de ce qui pouvait être dit aux derniers. Craignez allah , ô assemblée de lecteurs, et suivez la voie de ceux qui vous ont précédés » ?
Ibn ‘Abbâs – que ALLAh l’agrée – n’a-t-il pas dit aux kharijites : « Je viens à vous de la part des Compagnons du Prophète – que ALLAH l’agrée – : les émigrés et les auxiliaires, et de la part du cousin du Prophète – que Dieu l’agrée – ; sur eux le Coran est descendu, ils en connaissent donc l’interprétation mieux que vous » ?
Al-Albânî, en parlant de l’interdiction du vin enivrant (nabîdh), après avoir mentionné la divergence d’Abû Hanîfa, a dit :
« Sache que la présence de telles opinions contraires à la Sunna… oblige le musulman à ne pas confier la direction de sa raison à un être non infaillible. Il doit plutôt prendre la religion de la même source qu’eux : le Livre et la Sunna, s’il en est capable… Sois donc soucieux, ô musulman, de connaître ton islam à partir du Livre de ton Seigneur et de la Sunna de ton Prophète. Et ne dis pas : “Untel a dit”, car la vérité ne se connaît pas par les hommes, mais ce sont les hommes qu’on connaît par la vérité. »