Fiqh

Le versement de la Zakat al-Fitr en valeur (argent liquide) selon les Pieux Prédécesseurs (al-Salaf), Chez les salafis et Ibn Taymiyya.

Imad 8 mars 2026 3 min de lecture
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Le versement de la Zakat al-Fitr en argent (valeur monétaire)

C’est la position adoptée par l’école Hanafite, mais aussi par de grandes figures comme Abou Ishaq al-Sabi’i, Al-Hasan al-Basri, le calife Umar ibn Abd al-Aziz, Al-Thawri et l’imam Al-Bukhari. C’est également l’avis d’Abou Ishaq ibn Rahwayh (le maître d’Al-Bukhari), d’Abou Thawr, d’Ibn Taymiyya, et l’une des deux opinions rapportées de l’imam Ahmad ibn Hanbal.

Dans les Choix juridiques d’Ibn Taymiyya rédigés par Ibn al-Qayyim, il est écrit :

« Il est permis de verser la valeur monétaire pour la Zakat des biens et la Zakat al-Fitr si cela est plus utile aux nécessiteux. »

Ibn Abd al-Hadi, élève d’Ibn Taymiyya, confirme cette vision en précisant que le versement en valeur est autorisé en cas de besoin ou d’intérêt supérieur (maslaha). De même, le juriste hanbalite Al-Ba’li explique qu’on peut s’écarter de la forme initiale (la nourriture) pour la valeur si l’utilité est prouvée.

Abou Ishaq ibn Rahwayh (l’un des grands imams de l’époque des Suivants) a témoigné :

« Je les ai connus [les anciens] alors qu’ils s’acquittaient de la charité du Ramadan en dirhams, selon la valeur de la nourriture. » (Rapporté par Ibn Abi Shayba).

Les arguments avancés :

Aujourd’hui, cet avis est largement respecté. Il est soutenu par de nombreux comités de fatwa à travers le monde musulman et par des savants reconnus comme le Cheikh Al-Mutlaq, le Cheikh Abdul Wahab Abu Suleiman ou encore le Cheikh Qays Al-Moubarak, qui affirment que verser la Zakat en argent est souvent ce qu’il y a de plus bénéfique pour le pauvre de nos jours.


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